Anouck a arrêté de fumer

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Témoignage et conseils d’Anouck, une ancienne fumeuse


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Arrêter de fumer n’est pas un défi facile à relever. Déprime, anxiété, nervosité, les symptômes sont divers. Dépendance comportementale, physique ou psychologique, le fumeur doit parvenir à combler différents manques et adapter son mode de vie pour s’affranchir de l’addiction.

Le déclic d’arrêt

Anouck a commencé à fumer à l’âge de 15 ans et demi, au lycée, pour être “cool” et suivre ses amis. Au départ, elle fumait quelques cigarettes par jour puis elle a commencé à acheter ses paquets. Au bout d’un an, elle fumait un paquet par jour. En soirée, autour d’un verre de vin lors d’un bon resto, au travail, les pauses clopes étaient toujours une occasion de traîner avec les autres fumeurs.

La décision d’arrêter est venue petit à petit. “Ce qui m’a poussé à arrêter est d’avoir assisté aux ravages du tabac. Un ami de ma mère est décédé d’un cancer de la gorge dû à la cigarette. Son état m’a choqué et j’ai commencé à prendre conscience que je devais arrêter. J’ai commencé à me sentir coupable quand je fumais.” Mais cela n’est pas venu tout de suite. “Deux ans plus tard, j’ai eu une angine blanche qui a été la révélation pour moi. J’ai jeté mon paquet de clopes et depuis rien du tout”.

 

Apprendre à changer ses habitudes

“J’ai très mal vécu l’arrêt. La première semaine c’était génial. Mais à la fac c’était très difficile pour moi, je me suis coupée de mon milieu social. Je n’allais plus en pause avec mes amis fumeurs.” L’arrêt s’est accompagné de coups de déprime, d’une perte de confiance en soi comme pour beaucoup de fumeurs dans son cas.  “J’avais l’impression de m’être retiré un plaisir de la vie et j’ai cherché à compenser avec autre chose, ça a été la nourriture. J’ai pris du poids et je me suis encore plus renfermée sur moi-même sur le plan social.” Anouck a dû se détacher de la gestuelle de fumeuse qu’elle avait l’habitude d’adopter “Je ne savais plus quoi faire de mes bras”.

Aujourd’hui, ces moments pénibles sont derrière elle.  Elle affirme avoir de la chance d’être parvenue à arrêter, “aujourd’hui, c’est comme si je n’avais jamais fumé. Je n’ai pas l’impression d’avoir été fumeuse”.

 

“Arrêter de fumer chez soi. Ca m’a sauvé”

“La clope était associée à la 1er cigarette avec le sentiment de sécurité, de confiance en soi et de faire partie d’un groupe cool, il faut casser cette image pour réaliser ce que représente la cigarette objectivement.”

Aux  fumeurs, son conseil premier est le suivant :  “La 1ere chose à faire est d’arrêter de fumer chez soi. Ca m’a sauvé. Il faut se déshabituer de chaque endroit où on avait l’habitude de fumer. C’est la chose la plus dure. L’idéal est également de s’entourer de personnes qui ne fument pas.”

 

La clé du succès : l’encadrement

Anouck a vu sa soeur arrêter de fumer peu de temps après elle, en seulement deux mois, et s’est aperçue de l’importance de l’encadrement dans le processus d’arrêt du fumeur.

Sa soeur, 29 ans, a commencé à fumer au même âge qu’elle. Elle a choisi d’adopter une posture différente, sollicitant en permanence l’aide de son entourage et s’est faite hypnotiser. Elle a continué à fréquenter un environnement de fumeurs malgré tout. Nervosité, agressivité, anxiété, elle a dû lutter contre l’addiction. Mais cela n’a duré que deux mois, grâce au support social dont elle a bénéficié. “Cela n’a rien à voir” conclue-t-elle.

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