Etes-vous un fumeur social ?

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Le fumeur social n'est pas comme les autres fumeurs.

Le fumeur social n’est pas comme les autres fumeurs.

Ne fumer qu’en société : en quoi est-ce différent ?


Ce n’est pas rare de tomber sur un fumeur social. Leur nombre est même de plus en plus important, notamment  chez les jeunes. Qui sont-ils ? Quels sont leurs habitudes ? Et surtout, est-ce plus facile pour eux d’arrêter de fumer ? 

 

Qu’est-ce qu’un fumeur social ?

Le fumeur social ne fume qu’à certaines horaires et dans certains endroits : en soirée, dans un bar, au resto, lors d’un apéro, le week end, ,… Il n’allume pas de clopes tous les jours. Il fume de manière occasionnelle et la plupart du temps c’est en compagnie d’autres personnes. Par exemple, le fumeur social ne fume pas souvent chez lui, dans sa voiture ou immédiatement le matin en se levant. En fait, il lui arrive même de ne pas fumer pendant des semaines. Par contre, en une soirée ou en vacances, il va fumer la moitié d’un paquet en quelques heures.

Pour un fumeur social, fumer est plus un plaisir qu’il se permet de temps en temps qu’une habitude ou une dépendance. En effet, il ne se voit pas comme un vrai fumeur et ne pense pas être dépendant à la nicotine. Il arrive que certains n’achètent pas de paquet du coup et pique systématiquement des cigarettes à leurs amis fumeurs.

 

Le fumeur social existe-t-il vraiment ?

Beaucoup ne croient pas vraiment que le fumeur social existe et pensent qu’il s’agit d’un fumeur régulier qui est soit dans le déni soit sur le point de devenir dépendant. C’est en partie vrai : les études montrent que ceux qui disent l’être ne le sont pas tous. Cela ne veut toutefois pas dire qu’il n’y en a pas. Le fumeur social est souvent quelqu’un qui a commencé de fumer pendant l’adolescence et ne s’est jamais mis à fumer régulièrement, plusieurs fois par an. Sa consommation n’a jamais augmenté avec les années.

De plus, les risques pour la santé étant de plus en plus connus, la mauvaise réputation du tabagisme et les interdictions de fumer en public ont modifié les comportements. Certains gros fumeurs ont réduit leur consommation pour ne fumer qu’occasionnellement. Et comme c’est beaucoup plus dur de se retenir quand on est entouré de fumeurs, c’est dans ces moments-là de socialisation qu’ils en grillent une.

Quand le fumeur social arrête-t-il de l’être ?

Une étude de 2005 a suivi des fumeurs sociaux à l’université pendant quatre ans. Un cinquième de ces fumeurs sont devenus des fumeurs journaliers. Les fumeurs qui ne fument qu’en société pensent ne pas être accros et les risques pour la santé sont moins importants mais parfois ils deviennent des fumeurs réguliers sans même s’en rendre compte. C’est bien là qu’est le vrai danger.

Si tu achètes des paquets avant de finir le dernier, si tu fumes au moins une fois par jour et seul, si tu fumes quel que soit l’endroit, l’heure, alors tu n’es plus un fumeur social.

 

Le fumeur social et occasionnel peut-il arrêter plus facilement ?

Ce n’est pas du tout plus facile pour un fumeur social que pour un autre fumeur d’arrêter. Le fumeur social souffre d’un autre type de dépendance. Il n’est pas forcément accro à la nicotine mais il est accro au fait de fumer. C’est un rituel, une source de plaisir, un besoin en société.

Connaître la raison pour laquelle on fume est le premier pas vers l’arrêt. Le fumeur social fume plus par ennui ou habitude qu’à cause d’une dépendance à la nicotine. C’est justement pour ça que c’est si dur de s’en débarrasser.

Sources :

http://www.cnn.com/2010/HEALTH/04/24/social.smokers
http://www.healtheducation.uci.edu/tobacco/socialsmoking.aspx

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